Sermons de Seydina Issa Rohou LAHI (PSL)

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Sermons de Seydina Issa Rohou LAHI (PSL) 2017-06-14T12:15:17+00:00

Les Sermons de Seydina Issa Rohou LAHI (PSL)

Version Audio en Wolof (voix Ababacar Basse LAHI)

Au nom de Dieu clément et miséricordieux.

Bénédiction et paix sur Muhammad, ses proches et ses compagnons.

Toutes les louanges appartiennent éternellement à Dieu, qui ressuscite les morts, Lui qui peut tout.

Bénédiction et paix sur l’Envoyé de Dieu, saint maître de tous les autres Envoyés, sur ses proches et ses compagnons.

Ce message émane de Seydina Issa Rohou Lâye, fils de Seydina Limamou Laye qui est bien connu pour sa bonté et sa noblesse et s’adresse à tous ses compagnons, hommes et femmes, sans exception, à ceux qui sont proches comme à ceux qui sont loin d’ici.

Je vous salue, je vous fais savoir que notre père Limamou Laye a vécu, c’est-à-dire qu’il a quitté ce monde, cette demeure qui finit, et qu’il est allé dans l’autre monde, demeure de la vérité et de l’éternité. Sachez qu’il exhortait les gens à répondre à l’appel qu’il lançait pour les amener à Dieu, à une religion pure ; il n’appelait personne pour lui-même.

Que celui qui croit en Dieu et en son Envoyé se mette à servir Dieu et purifie son culte de façon à ne rien associer à Dieu. Quant à celui qui ne pratiquait la religion que parce qu’il voyait mon père Limamou Laye, il ne lui reste plus qu’à abandonner son culte car Limamou Laye est parti comme sont partis ceux qui l’avaient devancé. Dieu le Très Haut a dit : « tout vivant goûtera la mort », Il a encore dit : « tout ce qui existe sur terre connaîtra une fin, seule la face de ton Seigneur restera, Lui le possesseur de la majesté et de la gloire » (Coran, chapitre 55, versets 26 et 27).

Je vous fais savoir aussi que Seydina Limamou Laye disait : « je suis un Envoyé ; j’ai reçu l’ordre de transmettre et je ne vous ai transmis que ce que Dieu m’a ordonné et qui était adressé à vous, afin que vous pratiquiez ses commandements, en purifiant votre culte partout où vous soyez ».

Je vous fais savoir que je ne vous recommande rien d’autre que cela. Je vous recommande l’obéissance à Dieu et à son Envoyé. Pratiquez la prière, payez la zakat, jeûnez sainement durant le mois de ramadan ; payez l’impôt de la fin du ramadan, à son heure. Prononcez, sans cesse, abondamment les noms de Dieu, à toute heure.

Méditez les merveilles de Dieu, comme la création des Cieux et de la Terre et de ce qui est entre eux.

Gardez le silence sur tout ce qui ne comporte pas du bien, détournez vos regards de ce dont le regard est interdit par Dieu. Préservez les parties du corps contre les actes interdits et les actes détestables.

Soyez patients, car Dieu le Très Haut a dit : « Ô croyants, soyez patients, soyez indulgents les uns à l’égard des autres, soyez solidaires et craignez Dieu, afin que vous obteniez le Salut » (Coran, chapitre 3, verset 200).

Acceptez les décisions de Dieu et exprimez-lui votre reconnaissance pour ses faveurs. Évitez l’injustice dans vos relations, car Dieu s’est interdit à Lui-même l’injustice et a décidé son interdiction parmi ses créatures. Pardonnez à vos proches certaines erreurs. Ayez de bonnes intentions à l’égard de celui qui en nourrit de mauvaises à votre égard.

Évitez aussi les altercations et la polémique, évitez de vous rabaisser l’un l’autre ou de vous dénigrer l’un l’autre, et d’autres actes que Dieu a interdits à ses serviteurs. Unissez vos coeurs dans le bien, conseillez la pratique des bonnes ouvres et déconseillez le Mal. Que celui qui croit en Dieu et en son Envoyé prenne pour modèle de conduite notre père Limamou Laye, en imitant ses qualités et ses actes. Qu’il ne se contente pas seulement de dire qu’il croit, sans exécuter les commandements, car agir ainsi c’est se condamner à la faillite.

Mon père avait dit : « je ne vous ai pas appelé pour déclencher une bataille ou la guerre sainte ». Il n’avait ni couteau, ni sabre, ni lance, ni autre chose. Il prêchait la bataille contre soi-même (contre ses passions), qui consiste à préserver les parties de son corps contre la pratique de ce que Dieu a interdit à ses serviteurs, et à s’efforcer d’accomplir les commandements de Dieu et de son Envoyé partout où vous soyez. Moi aussi je ne vous conseille rien d’autre que cela, à tous, hommes, femmes et enfants, à ceux qui sont libres, comme aux esclaves. Celui qui suit ce commandement et atteste sa véracité devient droit. Celui qui s’en écarte ne porte préjudice qu’à lui-même.

Dieu paiera à chaque âme ce qu’elle a accompli. Celui qui rencontrera du bien devra louer Dieu et son Envoyé, celui qui rencontrera du mal ne devra s’en prendre qu’à lui-même.

Je vous recommande la constance dans la droiture et la crainte de Dieu, le Très Grand, ainsi que la pratique de bonnes ouvres à tout moment.

Que Dieu vous rende droits. Amen.
Bénédiction de Dieu et paix sur Seydina Muhammad et ses proches.

Version Audio en Wolof (voix Ababacar Basse LAHI)

Ce sermon concerne les cérémonies de distribution d’aumônes en faveur d’un défunt, quarante jours après sa mort. Il a été fait à l’occasion d’une cérémonie organisée en faveur de la tante paternelle de Seydina Issa, du nom de Thiaba Ndoye qui était décédée. Elle était une fervente servante de Dieu, une croyante, une femme vertueuse. Elle faisait partie de ceux qui ont connu Seydina Limamou et ont cru en lui. Les gens s’étaient réunis, hommes et femmes, au quarantième jour après sa mort pour la cérémonie appelée « aumône des quarante nuits ». Seydina Issa manda auprès d’eux un émissaire, un des meilleurs parmi ses honorables et sincères compagnons, du nom de Mody Thiané, un homme bien connu parmi les Layènes. Après avoir salué l’assemblée il déclara : « Seydina Issa Rohou Laye, fils de Seydina Limamou Laye, vous adresse ses salutations et vous demande comment vous allez, comment prospèrent vos biens, votre sécurité et vos familles. Il vous demande d’abandonner la pratique de l’aumône des quarante nuits, ainsi que ce qui s’y greffe comme réjouissances, causeries autour des choses de ce bas monde, futilités et autres, parmi les choses que Dieu a interdites à ses serviteurs. Dieu le Très Haut a dit :  » l’homme n’aura que ce qu’il a gagné par son action et on lu a ce qu’il a fait » (Coran, chapitre 53, versets 39 et 40). C’est après avoir entendu cette interdiction que les layènes abandonnèrent ces cérémonies jusqu’à nos jours (On verra que, dans le sermon qui va suivre, Seydina Issa a interdit non seulement les cérémonies d’aumône des quarante nuits, mais aussi les cérémonies d’aumône du troisième et du huitième jour qui sont couramment organisées.).

Au nom de Dieu clément et miséricordieux.

Bénédiction et paix sur Seydina Muhammad, sur ses proches et ses compagnons. Toutes les louanges appartiennent à jamais à Dieu, Lui qui n’a jamais cessé d’être l’Eternel possesseur de son Trône, Lui qui est majestueux dans sa puissance. Lui le Clément qui éprouve de la compassion à l’égard de ses serviteurs. C’est Lui le Souverain qui a créé la mort et la vie pour mettre à l’épreuve ses serviteurs, pour savoir ceux qui accompliront les plus belles actions. J’atteste qu’il n’y a d’autre Souverain que Dieu seul et qu’il n’a point d’associé.

J’atteste que Muhammad est son serviteur et son Envoyé, c’est lui qui nous a ordonné la Droiture, la crainte de Dieu et la pratique de bonnes ouvres à tout moment et en tout lieu, car c’est cela qui procure les faveurs éternelles et les honneurs élevés dans l’autre monde.

Je vous recommande cela, tel que je l’ai recueilli de mon père Limamou Laye al mountasar (« Al mountasar » signifie : celui que l’on attendait). Il disait à ses compagnons à tout instant « soyez constants dans la droiture, dans les belles actions, dans l’accomplissement de bonnes ouvres et l’effort de purification (du culte que vous rendez à Dieu), partout où vous soyez. Ne soyez pas des corrupteurs, car Dieu le Très Haut n’aime pas les corrupteurs ».

Je ne vous recommande rien d’autre que cela ô vous serviteurs de Dieu. A part cela, c’est Seydina Issa Rohou Laye qui adresse à tous les musulmans, hommes et femmes qui ont répondu à celui qui appela pour Dieu et crurent en lui, ses salutations : que, la paix et la miséricorde de Dieu, le Très Haut soient avec vous et vos familles, ainsi que sa bénédiction.

Le but de ce message qui s’adresse à vous est de vous faire savoir que je vous ordonne ce que Dieu a ordonné et vous interdis ce qu’il a interdit. Sachez qu’il y a une tradition que les gens des temps actuels ont pris l’habitude de pratiquer : il s’agit du rassemblement qu’ils font à l’occasion du décès de l’un d’eux, chez le défunt, au troisième, au huitième et au quarantième jour. Ils disent que c’est pour réciter des prières et donner de l’aumône pour le défunt. Ils préparent à cette occasion beaucoup d’aliments offerts à la famille, aux parents, aux proches, aux intimes, aux amis et à quelques voisins. Ils l’organisent comme s’il s’agissait d’un festin de mariage. Il peut arriver que certains n’aient pas les moyens de préparer les aliments de cette aumône, ainsi ils vont s’endetter ou hypothéquer leurs biens ou recourir à n’importe quel autre moyen sans se soucier de ce qui est licite ou illicite. C’est la pudeur la plus crainte des commérages malveillants, et des mauvaises langues qui les poussent à cela. Ils le feront donc par orgueil. Je vous recommande à vous, mes compagnons, hommes et femmes, d’abandonner cette pratique, car elle n’est bonne, ni belle parmi des gens vertueux. Cette pratique ne sert à rien au défunt et elle est nuisible à ceux qui l’organisent pour leur propre plaisir.

Jetant au défunt, ce qui est meilleur pour le servir dans sa tombe.